L'âge de l'outrance -Bénédicte Heim

 

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L'OR DU VIEUX


Laurent Maillard

La genèse de L’or du Vieux

 

Impliqué bénévolement dans l’archéologie depuis bientôt 30 ans, je ne m’imaginais pas depuis mon arrivée dans le monde du roman, ne pas « polardiser » une histoire d’archéologues.

Au cours des fouilles effectuées par l’équipe à laquelle j’appartiens encore aujourd’hui, j’ai été fasciné par l’anthropomorphisme de certains mégalithes que nous avons étudiés. C’est lors de mes débuts dans la discipline, que j’ai également découvert une réédition de Bunker archéologie, l’ouvrage de Paul Virilio (Editions du Demi-Cercle, 1994) et consacré, comme son titre l’indique aux dits monuments. Et cette fois, ce n’était pas les hommes du néolithique ou les concepteurs de bouteilles de parfum d’aujourd’hui, qui avaient anthropomorphisé leur création, mais les architectes nazis. Lorsqu’en 2014, un chercheur m’a rapporté avoir aperçu en Charente, au beau milieu de nulle part, les vestiges d’un blockhaus dont il se demandait bien à quoi il aurait été destiné si loin de tout, l’idée de L’or du Vieux a commencé à faire son chemin et l’un des derniers chapitres Esthétique de la disparition de l’ouvrage de Virilio, a achevé de me conforter dans ce projet.

 

Depuis sa première et dernière apparition dans De main morte, des lectrices se faisaient particulièrement insistantes sur un personnage secondaire que j’avais totalement négligé en la personne de Fournier, l’ancien bras droit de Marina : « Il démissionne, mais on ne sait pas ce qu’il devient ? » m’a incité à réintégrer le bonhomme, alors voilà, c’est fait…



 

 

Or du vieux

 

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